Une vaste fissure s'est ouverte entre la Maison Blanche et le géant pétrolier. Le président Donald Trump a menacé de bloquer définitivement ExxonMobil ($XOM) de fonctionner en Venezuela après que le PDG de l'entreprise, Darren Woods, a publiquement décrit le pays comme « non rentable ».
🇺🇸Trump, parlant depuis l'Avion présidentiel, n'a pas mâché ses mots : « Je n'ai pas aimé la réaction d'Exxon... Je serai probablement porté à exclure Exxon. Ils jouent trop à l'astucieux ».
ANALYSE🔻
Le PDG d'Exxon, Darren Woods, a rappelé à l'administration que le Venezuela avait déjà saisi les actifs d'Exxon à deux reprises par le passé (époque de Chávez). Il exige des « changements juridiques et commerciaux importants » avant d'engager le moindre dollar.
🇺🇸🇻🇪Le président Trump a exigé un investissement privé de 100 milliards de dollars pour reconstruire l'infrastructure pétrolière du Venezuela après l'invasion vénézuélienne.
Il affirme que les entreprises seront "complètement en sécurité" car elles traitent désormais directement avec le gouvernement américain, et non avec le régime précédent.
📉 Maintenant, l'actualité frappe Exxon ($XOM) là où ça fait mal — les actions ont chuté en pré-marché lundi 12 janvier, suite aux déclarations du week-end.
Après la clôture vendredi à 124,62 $, l'action subit une pression baissière alors que les investisseurs pèsent la perte des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde contre le risque de la "liste d'exclusion" de Trump.
⚠️ Une nouvelle hiérarchie énergétique émerge en Amérique du Sud.
Si Exxon est écarté, qui obtiendra le "billet d'or" pour accéder aux 300 milliards de barils de pétrole ?
À la différence d'Exxon, Chevron n'a jamais complètement quitté le Venezuela. Ils produisent déjà 240 000 barils/jour et ont indiqué qu'ils pouvaient "augmenter leur production de 100 % presque immédiatement".
Dans ses interviews, Trump a mentionné "beaucoup" d'autres entreprises pétrolières avides de participer à la course.
Surveillez les petites entreprises à haut risque ou les grands groupes européens comme Repsol et Eni pour voir s'ils se précipitent sur les contrats si Exxon hésite à signer.
Alors que le cabinet de Trump vise un prix du pétrole de 50 $/baril pour écraser l'inflation, si il parvient à forcer la production sans Exxon, cela pourrait entraîner un excédent mondial d'offre qui réduira les actions énergétiques dans leur ensemble en 2026.
Exxon privilégie sa situation financière ; Trump privilégie son héritage. Si Exxon reste dans les mauvaises grâces, attendez une importante rotation de capitaux vers Chevron.

